lundi 19 mai 2008

Des différents courants post-impressionistes, du pointillisme et du fauvisme


Le pointillisme, illustré notamment à merveille par Paul Signac ou ici par Valtat, consiste à remplacer les larges aplats par des points. C’est un traitement en “pixelisation” si l’on veut. Ici, dans “Arbre dans un jardin”, Valtat utilise de gros points pour faire ressortir les différences de couleur.

Le nouage rose - Antibes (1916, Museum of Art, Portland)

















Certains ont carrément utilisé une véritable pixelisation scientifique des formes et de la lumière.

Paul Signac : “Nuage rose à Antibes” (1916, Museum of Art, Portland)

Quant aux fauvistes, ils ont rompu avec un autre postulat académique : les couleurs n’y correspondent plus aux formes. C’est le cas en particulier chez Matisse ou chez Gauguin

Henri Matisse : “Harmonie en rouge” (1908, Musée de l’Hermitage, Saint-Pétersbourg)






















Valtat s’y apparente lorsqu’il utilise comme dans ses paysages de l’Esterel des couleurs pures et non mélangées non pour rendre les couleurs réels mais pour aller plus loin dans le traitement de l’impression que rendent les couleurs : ici le contraste entre le rouge des rochers et le bleu de la mer est volontairement accentué et irréel pour rendre “dansante” l’impression de vibration que produit cet effet. On est finalement tout à fait dans la suite logique de l’impressionisme. Le rouge (chaud) et le bleu (froid) sont opposés dans le cercle chromatique. C’est un contraste presque parfait.

Monet avait atteint la perfection du contraste entre rouge et vert dans son “Champ de coquelicot” et Van Gogh entre orange et violet dans “La sieste” par exemple ou “Terrasse de café la nuit”.

Vincent Van Gogh : “La méridienne” ou “La sieste” (1889-90, Musée d’Orsay, Paris)

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