lundi 19 mai 2008

La couleur



Le cercle chromatique :















Ce cercle contient en première base les trois couleurs primaires (celles qu'on ne peut obtennir par aucun mélange)











Et en deuxième lieu les couleurs secondaires qui sont le résultat du mélange des couleurs primaires













Les valeurs

les valeurs se composent du noir et blanc et tous les gris résultant de leurs mélanges.














les couleurs complémentaires

ce sont les couleurs qui s'opposent dans le cercle chromatique et qui leur juxtaposition crée un très fort contraste.


















Les nuances de valeurs

c'est le mélange des couleurs avec des valeurs (pour créer des dégradés de valeurs) du clair à l'obscur.















Les nuances de couleurs

c'est le mélange des couleurs entre elle pour créer des tons différents d'une seule couleur.




Paysage extraordinaire

Ce cours m'a été inspiré par un autre cours que j'avais eu en faculté au cours de la première année atelier Forme.

Ce titre était celui de l'incitation Paysage extraordinaire !
Ici les élèves ont travaillé sur ordinateur qui sur le logiciel Paint ou d'autre sur Photoshop

je leur avais montré l'œuvre de Vincent Van Gogh "Champs de Blé" avec néanmoins une consigne de ne pas le reproduire.












Les élèves se sont inspiré de l'ambiance lourde de cette œuvre des couleurs plus ou moins sombres contrastant avec celles éclatantes. D'après eux le paysage peint par Van Gogh inspire la peur et l'angoisse.

Ce que je visais par cet séance c'est que les élèves soient dans la possibilité de créer un espace expressif à travers les couleurs, ceci ne leur a pas été spécifié mais l'œuvre de Van Gogh les a un peu mis sur la voie.

par la suite lors de la verbalisation, les élèves ont insisté sur le contraste (très visible dans le tableau des Champs de Blé) mais aussi sur l'étrange (traduit par l'accumulation et l'abondance).

QUELQUES TRAVAUX :


Qu'est ce que l'image?

A vrai dire, la question qui devrait être posée serait plutôt :  « qu’est ce qui caractérise la relation entre l’être humain
et l’image et quels sont les fondements de ce rapport? »
Mais pour s’immiscer dans ce genre de réflexions, il faut peut être d’abord commencer par situer ces interrogations
dans le cadre de quelques explications qui se révéleront fort utiles par la suite.
Tout d’abord commençons par le terme « image ». Le mot image est dérivé de la terminologie latine « imago ». Déjà,
à l’époque glorieuse de Rome, et bien avant l’apparition des filiations sémantiques « modernes » de ce terme et de
ses multiples relations sémiotiques, imago définissait un champ bien vaste de correspondances fort intéressantes.
Ainsi, et au-delà de son sens direct, imago définit pas moins de 10 autres significations.
Mais la pluralité significative n’est pas le maître mot de l’importance de ce terme. En effet l’impacte de chaque
signification confère au terme « imago » une charge sémantique et un impacte sémiotique d’une grande importance.
Ainsi outre la signification de portrait, de représentation ou de tableau, le terme imago pouvait signifier un masque de
cire qui serait le portrait d’un personnage illustre de Rome, que ses descendants conservaient dans l'atrium et qu'ils
faisaient porter dans les funérailles, ou encore se confondre avec l’ombre associée à cette époque là à la mort et aux
fantômes, aux visions terrifiantes et aux simulacres.
Dans un tout autre contexte l’image représentait dans l’antiquité l’idée, le souvenir et les pensées, mais aussi la
ressemblance, ou le reflet. Le mot imago servait aussi à indiquer et à désigner une forme, un signe extérieur particulier,
ou un quelconque aspect.
Le terme imago revêt donc une importance capitale, car fortement lourd de sens et de significations. Il offre un vaste
champ sémiotique, passant du concret à l’intangible, de la vie à la mort en passant par le fantastique et l’imaginaire.
 
 
Néanmoins, dans les précédentes significations évoquées, ce terme est exclusivement associé au sens de la vue, et
puise son importance en étant associant à un contexte visuel.
Même lorsqu’il s’agit d’intangible, l’esprit à toujours tendance à associer un terme à une image visuelle.
Hors les Romains ont poussé l’extravagance sémantique à un tel niveau de finesse qu’ils se sont permis subtilement
d’associer et de confondre un terme, que l’on aurait pu penser, réservé strictement au sens de la vue, à celui de l’ouie !
Ainsi le terme imago pouvait bien être associé à l’imitation d’un son ou encore être confondu avec l’écho. Cette
« complexité » sémiotique est telle qu’elle défie outrageusement l’uniformité lexicale, et octroie à « l’image » en
tant que terme, une polyvalence assez improbable en ce qui concerne l’association avec les sens de l’être humain.
Cette complexité, même si certes très intéressante, a fait perdre au fil du temps, au terme « image » cette
correspondance « acoustique » si je puis dire, se dissociant à tout jamais de cette signification et de ce sens
qu’est l’ouie.
Ce dernier exemple nous indique un peu plus promptement les fondements de la relation qu’entretien l’homme
avec l’image. Dans sa quête éternelle afin de dompter l’image, l’homme tend fortement à écarter tout élément
qui pourrait nuire à son processus de contrôle.
L’exemple ci-dessus l’illustre très habilement. L’être humain isole cette pluralité sémiotique et restreint ces
correspondances « hérétiques » d’un point de vue lexicographique, pour se conforter dans un sentiment de
domination de l’image.
Comment la raison humaine pourrait assimiler le fait que l’image représente le son ? Rien que
le fait d’y penser peut induire dans un quiproquo sémiologique. Néanmoins ceci n’ôte rien à cela, l’image aussi bien en tant que terme qu’en tant qu’entité palpable, demeure chargée de sens et garde une certaine complexité qui attise les flammes de la relation entretenue avec l’être humain.
L'Art Nouveau

CONTEXTE

L'Art nouveau constitue un vaste mouvement artistique entre 1890 et 1905 en Europe et aux Etats-Unis. Il s'étend en effet de l'art décoratif aux peintures en passant par l'architecture.

L'appellation Art nouveau vient des Britanniques, les Français préfèrent dire Modern Style et les Allemands Jugendstil en référence à la revue illustrée Jugend, parue à Munich en 1896. Le Jugendstil s'exprime à Vienne et à Munich au sein d'une association, la Sécession, fondée en 1897. L'Art nouveau rétablit l'unité des arts perdue au XIX ème siècle. Il rénove l'architecture et le mobilier confinés dans les références aux styles du passé et dans la banalité. Il s'applique aux arts graphiques (l'affiche) et à la peinture associée au symbolisme. En 1892, le Salon des vingt, à Bruxelles, expose la verrerie et la céramique à côté de la peinture et de la sculpture.

Le style développe une extravagance décorative (style nouille) qui combine l'esthétique japonisante et la stylisation florale étudiée notamment dans la Plante et ses applications ornementales, ouvrage publié par Eugène Grasset en 1896. L'Art nouveau séduit la bourgeoisie dans la période joyeuse qui précède la guerre de 1914.


CARACTERISTIQUES

Les artistes peignent des tableaux ainsi que des projets de vitraux et des cartons de tapisserie. L'affiche prend son essor avec la publicité. Les sujets symbolistes poétiques ou extrêmes (provocation, érotisme, ironie, cruauté) développent un contenu décoratif par le choix des motifs. La représentation privilégié dans ce sens les courbes féminines, le monde végétal et la répétition des motifs. Les compositions simplifiées nient la profondeur. Le trait délivré développe l'arabesque, schématise et cerne les formes. Les artistes ne notent pas les volumes et peignent des plages colorées uniformes.


Gustav Klimt, Le Baiser, 1907-1908

Un couple d'amoureux est littéralement happé, absorbé par un aura d'or. La masculinité de l'homme est représenté par des motifs carrés et rectangulaires tandis que la féminité est représenté par des formes arrondies et circulaires. Cependant, il y a une idée de fusion car des volutes apparaissent sur le corps de l'homme et des carrés sur celui de la femme.

Klimt suggère de manière poétique et symboliste l'abandon amoureux de la femme par une pluie de triangles et d'étincelles d'or qui envahissent le pré fleuri et le fond d'inspiration byzantine.


Maurice Denis, Les Muses, 1893

Dans la mythologie grecque, les muses sont neuf jeunes femmes avec un attribut particulier pour chacune d'entre elle: l'histoire,la musique, la comédie, la tragédie, la danse, l'élégie, ...or dans ce tableau, aucun attribut ne permet de les identifier.

L'extrême ressemblance entre les personnages est frappante: pour les peindre, Maurice Denis s'inspira en effet de sa jeune femme Marthe, "sa" muse. Le traitement des figures accentue encore cette similitude: chacune d'elle est cernée par un contour régulier, à la ligne simplifiée.

Les arbres, de même que les feuilles qui jonchent le sol, sont stylisés. Les couleurs profondes et mates, l'atmosphère douce et mystérieuse accentuent le caractère décoratif de l'oeuvre.

Fauvisme, Cubisme et Surréalisme
1900 à 1950

Avec le développement de la photo, l'industrie en plein essor; la théorie de la relativité (Einstein), le boom industriel qui décuple les populations des villes et de la psychanalyse (Freud),et l'euphorie du siècle naissant, l'art fait peau neuve. La distance entre l'art et le réel, déjà entamée avec l'impressionnisme, Monet et Van Gogh, permet ce qu'on appelle " l'art pour l'art ", qui entre alors dans une phase très productive et très diversifiée.

Le Fauvisme (1905-1920)


Contrairement à se qu'on pourrait penser, les "fauves" cherchaient un équilibre paisible, une pureté de la ligne, un juste milieux entre quelques couleurs. Les "fauves" étaient convaincu que la forme et la couleur étaient en soi des éléments expressifs, indépendants de la représentation du réel, qu'il fallait mettre au premier plan dans l'approche artistique.

Toute sa vie, Modigliani a peint des portraits de femmes aux lignes pures et sculpturales.

Nu allongé
Amedeo Modigliani (1917)
Staatsgalerie, Stuttgart

Henri Matisse (1869-1954)


Pour Matisse, le tableau est "organisme indépendant", dans lequel la nature ne peut pas être reproduite fidèlement. Il est donc un élément pictural propre. Il place les couleurs avec équilibre, en jouant sur les tons chauds et froids, et en donnant ainsi l'illusion de plans plus ou moins proches. Les lignes de visages sont épurées, et atteignent ainsi une portée distanciée du réel. Sa devise était "simplicité, pureté, calme". Un musée lui est consacré à Nice, où il mourut.

Dans ce portrait, Matisse tente d'interpréter la complexité des pensées de sa femme dans le rendu de la peau et l'abstraction des arrières plans, c'est-à-dire le contexte, le réel.

Madame Matisse
Henri Matisse (1905)
Statens Museum for kunst, Copenhague (Danemark)



L’Expressionnisme (1905-1919)

En Allemagne, quatre peintres, dont Heckel, fondent une communauté d'artistes d'avant garde. Ils produiront pendant 8 ans des toiles, qui sont la base de l'expressionnisme. Ils ont fait des toiles en commun, et ont au passage égratigné les idées reçues sur le bon sens artistique, les équilibres, les perspectives. Au cinéma, l'expressionnisme allemand de Murneau et Fritz Lang (Caligari, Nosferatu, Mabuse, les 3 lumières, Métropolis) fait beaucoup appel aux peintres de l'époque. Les lignes des décors sont brisées, contrastées, avec des erreurs volontaires de perspectives.

Ce tableau présente une grosse erreur de perspective, avec un prolongement illogique du toit rouge et de la route. La séparation entre réel et représentation est consommée.

L'étang du village
Erich Heckel (1910)
Sprengel Museum, Hanovre



Wassily Kandinsky
(1866-1944)

Il a écrit un livre, "Du spirituel dans l'art", où il explique que l'objet nuit à ses oeuvres. Il place l'improvisation comme le fruit de l'influence directe de la nature extérieure. Ce théoricien de l'art a beaucoup écrit et réfléchi sur la fonction de l'art. Vers 1915, il quitte sa période s'approchant du fauvisme, pour son symbolisme abstrait. Né à Moscou, il a vécu en Allemagne, puis est rentré à Moscou pendant la 1ère guerre mondiale, puis en Allemagne, où il a donné des cours de peinture à l'école Bauhaus de Weimar, puis s'est installé à Paris en 1933, où il est mort.
Il est considéré comme le père de l'art abstrait, où son influence se fait encore ressentir.

Ses "compositions" sont totalement dissociées du contexte naturel, et se basent sur la "structure intellectuelle pure". L'avènement de Freud et sa nouvelle science, la psychanalyse, n'est pas loin.

Composition
Wassily Kandinsky (1925)
Bauhaus-Archiv, Berlin


Le Cubisme (1907-1925)

Pablo Picasso (1881-1973) est sûrement le peintre le plus célèbre du 20e siècle. Par sa grande diversité de création, il a fait beaucoup mûrir l'art moderne. Il a produit 15 000 peintures, 600 sculptures et des milliers de dessins, ce qui fait de lui un des plus productifs de toute l'histoire de l'art.
A 20 ans, Pablo Ruiz choisit le nom de sa mère, Picasso, pour sa carrière. Fils de professeur de dessins, il était considéré comme enfant prodige, et réussit le concours d'entrée des Beaux Arts de Barcelone à 15 ans. Il s'installe à Paris à 23 ans, au "Bateau -Lavoir", à la butte Montmartre, et fréquente des artistes, habitant tous le même quartier. Il eut sa période Rose, puis Bleue, puis se consacra au Cubisme.

Ce tableau est son premier cubiste. Il sort à peine de sa période bleue, qui lui a permis de vivre un peu plus confortablement.
Bien plus tard, il peindra Guernica. Un musée entier, à Madrid, est consacré à ce tableau. Il y a ausi un musée
Picasso à Madrid et Paris, dans le Marais.

Les demoiselles d'Avignon
Pablo Picasso (1907)
Museum of modern art, New-York



Georges Braque
(1882-1963)

Georges Braque, un ami de la bande de Picasso, Fernand Léger et Mondrian, s'intéresse à la démarche analytique du cubisme. Il s'efforce de faire un cubisme "cohérent et logique", c'est-à-dire la décomposition et la recomposition systématique de l'objet, pour en faire un "organisme esthétique autonome".

Ici, la fragmentation de l'objet en angles différents, et vu à des instants différents, se conjugue avec des contrastes tantôts durs tantôts doux, et semblent faire entendre la musique jouée. Braque a fait plusieurs portraits de personnes jouant d'un instrument, comme pour faire entrer la musique dans la peinture.

Femme tenant une mandoline
Georges Braque (1910)
Staatsgalerie moderner Kunst, Munich



Le Futurisme (1909-1915)

La démarche peinte consiste à reproduire le son entendu pendant la scène. Parallèlement au cubisme français, les allemands développent un courant artistique, le futurisme. Comme l'expressionisme, le futurisme allemand grandit en compagnie de l'avant-garde cinématographique. On rapproche souvent "Métropolis", de Fritz Lang, au futurisme.

Sur ce chantier, tout fait du bruit. Les briques cassées à coup de marteau, les tassements des pavés, la fabrication de l'enduit, le fracas des cailloux, tout n'est que bruits, sous les regards des 3 femmes à leurs balcon (qui sont moins importantes, puisque de dos). Le son semble nous parvenir. Ce peintre italien a vécu toute sa vie en Allemagne.

La rue entre dans la maison
Umberto Boccioni (1911)
Spengel Museum, Hanovre



Le Bauhaus (1913-1925)

Le Bauhaus est une démarche artistique qui se veut avant tout utile à tous. Un art qui comporte un rôle dans la société, et qui contribue à créer un "Homme Nouveau", une nouvelle humanité, loin des barbaries de la guerre. Le Bauhaus est un courant intellectuel et philosophique, avec des théoriciens, une école (à Dresde) d'art, des créations de meubles et de nouveaux bâtiments. A l'arrivée au pouvoir des Nazis, le Bauhaus s'installe aux Etats Unis, à Chicago, où il révolutionne l'architecture. Puis il revient en Allemagne et connaît une nouvelle vigueur pendant la période Punk.

L'architecture est un élément central des sujets peints. Ces formes géométriques sont rythmées selon les mélanges de tons, comme la Musique Concrète (musique de Shoenberg, par exemple).

L'embouchure de la Réga III
Lyonel Feininger (1930)
Hamburger Kunsthalle, Hambourg.



De Stijl (1915-1930)

Le mouvement De Stijl tente de revenir aux sources du langage des couleurs, avec la pureté des répartitions géométriques et les couleurs primaires. Un autre courant artistique basé sur une philosophie, des réflexions, des théories et des publications. Mondrian en est un des principaux fondateur.

Piet Mondrian définit l'abstraction pure de ses compositions de formes et de couleurs indépendantes de l'objet. "Tout caractère individuel doit être banni"

.


Composition en rouge, jaune et bleu
Piet Mondrian (1922)
Nationalgalerie, Berlin.



Robert Delaunay
(1885-1941)

Il était fasciné par la modernité, les agitations de Paris et les créations d'ingénieurs qui foisonnaient à son époque. Avec sa femme Sonia, ils ont souvent peint la tour Eiffel, des avions, des ballons dérigeables, des foires commerciales et des foules. Ils ont aussi écrit sur leur approche artistique, conçu des vêtements, des décors et de films, des décorations de maisons et de voitures.

On retrouve ici un élément fréquent chez Robert Delaunay, les cercles. On peut y voir un rythme coloré se rapprochant de la musique et du son de ces machines modernes. Il a aussi fait des séries de cibles, plus ou moins fragmentées.

Hommage à Blériot
Robert Delaunay (1914)
Kunstmuseum, Bâle (Suisse)



Le Dadaïsme (1916-1925)

Concerts bruitiques, récitations instinctives de poèmes absurdes, costumes d'objets usuels détournés. Toutes ces manifestations irritaient le public et les critiques, et venaient d'un groupe d'amis qui rejetaient les valeurs traditionnelles le racisme latent en europe et la guerre. Quand il a fallu donner un nom à ce mouvement, Francis Picabia a dit "Dada". Avec Fernand Léger, De Chirico, Max Ernst et Marcel Duchamp, ils formèrent l'avant-garde d'un mouvement absurde et surtout sans aucun sens. Un sens tellement absent qu'il servit d'antichambre mal dégrossie à un mouvement plus vaste, sans doute le plus important du 20e siècle : le surréalisme.

Max Ernst a eu une création très diversifiée, mais on y retrouve souvent le détournement de l'objet.

La grande foret
Max Ernst (1927)
Kunstmuseum, Bâle (Suisse)

Marcel Duchamp


Comme les expressionnistes, les cubistes ne croyaient pas non plus à la transcription pure de la nature sur la toile. Mais eux, ils essayèrent de trouver un nouveau langage des volumes sur une surface plane. Les premières toiles étaient des natures mortes (vases, chaises...), pour bien définir ce langage et cette approche graphique. Puis, ils sont tous passés au portrait et aux scènes de vie.

Ce tableau montre également la dimension du temps, comme une photo prise sur 4 secondes.

Nu descendant un escalier, N°2
Marcel Duchamp (1912)
Museum of art, Philadelphie



Le Surréalisme (1924-1945)

Les dadaïstes se retrouvent tout naturellement dans un courant plus vaste, plus aboutis, qui accueille Dali, Magritte et Marc Chagall. En littérature, on retrouve André Breton (qui écrit "le manifeste du surréalisme"), Paul Valéry, Guillaume Apolinaire, Paul Eluard (communiste engagé) et Louis Aragon. Au cinéma, le surréalisme se développe avec Dali, Louis Bunuel, Abel Gance, Fernand Léger et René Clair. En fait, tous se frottent à toutes les disciplines de l'art, écrivent et tournent en commun. Ce vaste mouvement réussit enfin dans l'histoire de l'art moderne à assumer pleinement et de front l'objet quotidien, et par lui le réel et le contexte politique jugé "décadent, dangereux et mort", en le détournant. Leur vision du réel est "surréaliste", mais eux trouvent que ce réel est absurde. Le surréalisme est donc une autre réalité, leur réalité. Le surréalisme prend aussi une ampleur européenne, en France, en Belgique (Magritte et Delvaux), en Espagne et en Allemagne (Max Ernst).

De Chirico peint dans sa jeunesse. Comme Arthur Rimbaud et Lautréamond (Isidore Ducasse), ils ont créé jeune, puis ont disparus et sont devenus des mythes, des étoiles filantes. Ce peintre représente toujours des espaces vides, des lumières étranges, des gens endormis. Cette vision surréaliste est apaisante et facilement comprise par tous.

Georgio de Chirico
Le grand Métaphysique (1916)
Nationalgalerie, Berlin



Salvador Dali
(1904-1989)

Dali faisait partie du groupe des surréalistes parisiens depuis 5 ans lorsqu'en 1934, il expose à New York "la persistance de la mémoire", qui est aussitôt achetée par le célèbre Museum of Modern Art. C'est alors que commence sa carrière de star internationale, à l'égal de son ami Picasso. Il fait des tableaux, des sculptures, des décors de théâtres et de films (comme l'Age d'Or et Le chien Andalou, avec son ami Luis Bunuel, et La Maison du Docteur Edwards, d'Alfred Hitchcock). Un musée lui est consacré à Figueras, en Espagne, et aussi à Montmartre, à Paris.

Les montres molles et les fourmis sont des thèmes fréquents chez lui. Il disait qu'il y avait le réel d'une part et une distanciation indispensable de l'autre. Les montres représentent le temps, et le fait d'être molles représente la matérialisation du temps, qui, si on fait un parallèle matérialisé, est mou.

Persistance de la mémoire
Salvator Dali (1931)
Museum of Modern Art, New York.



René Magritte
(1898-1967)

Dans son oeuvre, Magritte remet en cause les choses. Des objets inertes ont des yeux, des reflets disparaissent mystérieusement, des rues nocturnes sont placées sous la lumière du jour (comme ici). Le monde semble avoir des brèches, le sens de l'orientation et de la sécurité disparaissent. Les titres de ses tableaux sont aussi surréalistes, car ils n'ont pas toujours un rapport direct avec le sujet. Ils permettent cependant de voir le tableau d'une autre manière, avec réflexion.

L'empire des lumières
René Magritte (1954)
Musée royal des Beaux arts, Bruxelles



Joan Miro
(1893-1983)

"Je ne fais aucune différence entre peinture et poésie", à dit Joan Miro. Son oeuvre est souvent qualifiée d'abstraction lyrique, qui se rattache au monde littéraire, et pas tout à fait à l'abstraction pure. Ses peintures donnent l'impression d'une divagation d'éléments flottants, partant d'éléments plus ou moins familiers ou organiques.

L'or de l'azur
Joan Miro (1967)
Fondation Joan Miro, Barcelone.





Des différents courants post-impressionistes, du pointillisme et du fauvisme


Le pointillisme, illustré notamment à merveille par Paul Signac ou ici par Valtat, consiste à remplacer les larges aplats par des points. C’est un traitement en “pixelisation” si l’on veut. Ici, dans “Arbre dans un jardin”, Valtat utilise de gros points pour faire ressortir les différences de couleur.

Le nouage rose - Antibes (1916, Museum of Art, Portland)

















Certains ont carrément utilisé une véritable pixelisation scientifique des formes et de la lumière.

Paul Signac : “Nuage rose à Antibes” (1916, Museum of Art, Portland)

Quant aux fauvistes, ils ont rompu avec un autre postulat académique : les couleurs n’y correspondent plus aux formes. C’est le cas en particulier chez Matisse ou chez Gauguin

Henri Matisse : “Harmonie en rouge” (1908, Musée de l’Hermitage, Saint-Pétersbourg)






















Valtat s’y apparente lorsqu’il utilise comme dans ses paysages de l’Esterel des couleurs pures et non mélangées non pour rendre les couleurs réels mais pour aller plus loin dans le traitement de l’impression que rendent les couleurs : ici le contraste entre le rouge des rochers et le bleu de la mer est volontairement accentué et irréel pour rendre “dansante” l’impression de vibration que produit cet effet. On est finalement tout à fait dans la suite logique de l’impressionisme. Le rouge (chaud) et le bleu (froid) sont opposés dans le cercle chromatique. C’est un contraste presque parfait.

Monet avait atteint la perfection du contraste entre rouge et vert dans son “Champ de coquelicot” et Van Gogh entre orange et violet dans “La sieste” par exemple ou “Terrasse de café la nuit”.

Vincent Van Gogh : “La méridienne” ou “La sieste” (1889-90, Musée d’Orsay, Paris)

Les Plus Importants Mouvements d'Art en France

Le Surréalisme (1920-1930)

Image: René Magritte

Le Surréalisme, né après la première Guerre Mondiale, est caractérisé par son opposition à toutes les conventions sociales, logiques et morales. C'est un mouvement qui prime le rêve, l'instinct, le désir et la révolte. Autant littéraire qu'artistique, il provient du Dadaïsme.

Artistes distingués: Magritte, Dali, Miro et Ernst.



Le Cubisme (1910-1920)

Image: Pablo Picasso

Le Cubisme apparaît en France vers 1907 comme une nouvelle vision de la réalité qui interprét librement les formes et les intégre dans une dimension géométrique. Le résultat est une sorte de reconstruction fragmentée de la réalité : c'est l'art de la création et non de l'imitation .

Artistes distingués: Picasso, Gris et Braque.


Le Fauvisme (1901-1910)

Image: Matisse

Le Fauvisme est un mouvement caractérisé par l'orchestration des couleurs. Ce mouvement d'avant-garde est précurseur de l'utilisation de couleurs pures. Le fauvisme regroupait une douzaine de coloristes qui manifestent publiquement l'exaltation des couleurs qui émanent de leurs oeuvres. Le jeu des lumières et la construction de l'espace par la couleur, favorisent des surfaces planes, sans modelés et sans clairs-obscurs.

Artistes distingués: Matisse, Vlaminck, Derain, Marquet et Rouault.



L'impressionnisme (1850-1900)

Image: Monet

Le nom 'Impressionnisme' vient d'une œuvre de Monet intitulée "Impression Soleil Levant. " Cette manifestation artistique est crée comme un réaction contre la rigidité du système des Beaux-Arts. L'Impressionnisme donne une importance nouvelle à la lumière, en juxtaposant des touches colorées qui semblent être des rayons lumineux. Il a la particularité d'être l'œuvre d'une vingtaine de peintres, qui se connaissaient, tous liés à Paris. Le groupe put développé son art grâce à de nombreuses évolutions morales et techniques. Cet art très innovateur, par ses techniques et son approche de l'image, provoqua une libération de l'art au 20ème siècle.
Autres formes d'impressionnisme sont le Pointillisme (ou Néo-impressionnisme) et le Post-impressionnisme.

Artistes : Monet, Renoir, Pissarro, Sisley, Morisot, Guillaumin, Bazille, Degas, Cézanne, Manet, Van Gogh, Gauguin, Fantin-Latour.



Le Realisme (1850-1900)

Image: Millet

Le réalisme rejette l'inspiration imaginaire du romantisme et les formalités académiques. Cet mouvement cherche une vision objective et simple de la vie contemporaine accessible à tous. L'artiste ne doit pas chercher à idéaliser ni à modifier le réel ou à en donner une image volontairement incomplète.

Artistes: Daumier, Millet, Courbet



Le Romanticisme (1775-1850)

Image: Delacroix

Le Romantisme est né comme une réaction contre le classicisme trop rigide. Ce mouvement voulait transformer la culture et libérer les contraintes de la forme. Les émotions et les fantaisies de l'artiste ont été les plus importants. L'art se présentait comme un moyen d'exprimer la plénitude de l'Homme, avec une ouverture vers l'exotique et la valorisation de la campagne (comme une réaction contre la grand ville et l'industrialisation).

Artistes : Delacroix, Géricault, Gros


Le classicisme (1575-1700)

Le classicisme c'est l'art des proportions, de la perspective, et des mathématiques. Le style classiciste a une conception de l'"honnête homme", qui brille par son esprit et domine ses passions. Les peintures sur l'histoire pendent leur inspiration dans l'Antiquité, la Bible, la mythologie, la poésie et la littérature de l'époque.

Artistes : Chassériau, David, Ingres


Le Baroque (1625-1700)

Image: Fragonard

Le terme 'baroque' veut dire "bizarre" ou "excentrique". Le mouvement baroque cherche à surprendre. Il souligne la liberté de l'imagination, le mouvement et la profusion ornementale caractérisent ce style. L'illusion d'optique, rend incertaines les limites entre la peinture, la sculpture et l'architecture. La réalité humaine, la grandiosité et le clair-obscur sont devenus importants.

Artistes : Boucher, Chardin, Fragonard, Lebrun, Lorrain, Poussin, Watteau



Structure en branches